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 U2

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Samourai sans boisson...
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MessageSujet: U2   Jeu 28 Déc - 21:25

Citation :
U2 - 10/06/05 - Stade Roi Baudouin

J'avais 11 ans le jour où j'ai découvert les quatre messagers irlandais, qui ont montré avec New Year's Day que le paysage musical était plus large que le Top 30. Cinq ans plus tard, il a fallu qu'une sorte de miracle se produise pour que j'aie la chance de voir U2 à Forest. Ce fut mon premier vrai concert rock. Quelques milliers de concerts plus tard, un passage de U2 reste un événement qui se prépare de longue date ! Quelle ne fut donc pas ma joie, voici quelques mois, quand j'ai pu mettre la main sur un ticket pour le Vertigo Tour.

Après deux mois passés à arpenter les plus grandes salles d'Amérique du Nord, la caravane U2 a traversé l'océan pour donner le coup d'envoi de la partie européenne de la tournée, vendredi dernier à Bruxelles - the capital of Zooropa, dixit Bono. La soirée baignait dans une ambiance de festival, avec plein de soleil, plein de gens et plein de baraques à hamburgers. Dès 18 h, le Heysel a commencé à se remplir (mais qui a bien pu avoir l'idée de donner à cette arène de spectacle le nom du roi triste ?) et la tension s'est ressentie dans le public. Plus que trois heures à ronger son frein avant 'l'heure U'. La sobriété de The Thrills, la sympathie de Snowpatrol, une demi-heure de queue pour acheter un ticket boissons... on a vraiment pensé à tout pour que le public se sente à l'aise.

À 21 h 30, après qu'une énième ola mexicaine eut parcouru les tribunes, les membres de U2 sont apparus sur le podium comme si de rien n'était. Comme s'ils jouaient dans le premier café venu, Bono a commencé par présenter ses camarades avant de dissiper le moindre doute avec unos-dos-tres-catorce : U2 est et reste le plus grand groupe rock du monde. Vertigo donc ! Sans doute l'un des plus puissants singles des Irlandais en 25 ans.
Comme dans la partie indoor de la tournée, le groupe a puisé dans l'ensemble de son répertoire : au début du concert, on a eu droit à un Until The End Of The World consistant, suivi dans la foulée par l'antédiluvien The Electric co., puis par Elevation amené tout en lenteur, et New Year's Day introduit par The Edge au piano. De quoi plaire à tout le monde donc. Le dévouement absolu de Bono a même séduit les touristes incapables de citer le moindre titre d'album. Le podium était prolongé par deux bras qui enlaçaient les fans proches du podium, tout en formant une passerelle rapprochant (un peu) le groupe du centre de l'arène. Le très charismatique leader ne s'est pas privé de l'utiliser abondamment. Bono était du reste d'humeur blagueuse. Il a, par exemple, comparé le stade bondé à un ballotin de pralines ou a réagi pendant Running To Stand Still au passage d'un avion en soulignant que 'steam train' ('train à vapeur') ne rimait pas avec 'driving rain' ('pluie battante') mais avec 'aeroplane' ('avion') (pour les connaisseurs assurément...).

Entre-temps, la nuit a commencé à tomber sur Bruxelles, et l'imposant mur vidéo s'est allumé. Durant Miracle Drug, dédié aux médecins, aux infirmières et aux scientifiques de ce monde, on a pu voir une gigantesque courbe de battement de cœur, qui s'est terminée par une ligne plate, tandis que Bono dédiait le morceau suivant à son père décédé. Transition macabre et profondément émotionnelle vers Sometimes You Can't Make It On Your Own, rappelant les efforts de Bono pour améliorer le monde. L'endettement des pays les plus pauvres, les droits de l'homme, la lutte contre la malaria... tout y est passé. Pour certains, ce fut le moment de bâiller sur la fin d'une semaine de travail éreintante, tandis que d'autres prenaient leur GSM pour envoyer Africa + [your name] par SMS au numéro affiché sur l'écran géant - avant que tous les noms défilent sur l'écran vidéo.

Une heure et demie plus tard, le concert s'achevait. Une belle machine bien huilée, qui laissa tout de même des sentiments mitigés. Et pas uniquement à cause de ce spectateur qui n'a pas cessé de chanter faux dans mon oreille ! Le groupe n'a certes pas ménagé ses efforts, galopant sur les passerelles et servant tout le monde au doigt et à l'oeil tel un juke-box. Mais tout semblait parfois trop évident. Des tubes tels que Sunday Bloody Sunday, Bullet The Blue Sky, Pride et même One ont pu donner l'impression qu'ils étaient joués pour la 39e fois de trop. C'est peut-être pourquoi trois morceaux moins connus d'Achtung Baby ont procuré un peu de rafraîchissement durant les rappels.

Dans la troisième et dernière partie de la soirée, il y a longtemps que je ne pensais plus aux 92 euros déboursés pour le précieux sésame. C'est peut-être pourquoi U2 a alors osé les morceaux les plus récents de How To Dismantle An Atomic Bomb. Avec All Because Of You et Yahweh, le groupe a souligné sans difficulté la pertinence de son dernier album. En mot de la fin, U2 a resservi Vertigo, qui ne fut donc pas uniquement un bis littéral (agréable pour un groupe au répertoire magistral et infini) mais aussi un retour à la case départ, un regard rétrospectif sur 25 ans d'histoire du rock : leur propre histoire à travers un extrait de Stories For Boys - l'un de leurs premiers titres, l'histoire du rock tout court à travers un extrait de Rockaway Beach de The Ramones... ce groupe dont il ne reste plus qu'un seul membre après 25 ans. Bono, The Edge, Adam Clayton et Larry Mullen Jr. ont montré qu'ils étaient encore bien vivants, et pas encore prêts à devenir leur propre clone. Malgré quelques problèmes de son, nous avons ainsi pu vivre une bonne rencontre au Stade Roi Baudouin!

Setlist:
Vertigo
Until the End Of The World
The Electric Co.
Elevation
New Year’s Day
Beautiful Day
City Of Blinding Lights
Miracle Drug
Sometimes You Can’t Make It On Your Own
Love And Peace Or Else
Sunday Bloody Sunday
Bullet The Blue Sky (met flarden van When Johnny Comes Marching Home en These Are The Hands That Built America)
Running to Stand Still
Pride (In The Name of Love)
Where The Streets Have No Name (met flarden van Rockaway Beach en Stories For Boys)
One
Zoo Station
The Fly
Mysterious Ways
All Because of You
Yahweh
Vertigo


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